"S'imaginer que toute la vie
peut se passer comme ça ;
avec entre plein de moments
de bonheur, quelques
moments difficiles à passer.
Mensonge héroïque des gens
qui baissent jamais les bras."
Lili.
"Elle aimerait lui attraper
la tête, la maintenir à deux
mains et lui arracher l'oreille.
Mais elle reste calme, se tait.
Tout ce qui est ravalé pourrit
au fond de son ventre et lui
moisit la vie. Et c'est elle-même
qu'elle apprend à détester."
Pire qu'une poussée d'adrénaline.
Et ça me donne presque autant envie de mourir que de continuer à vivre.
Je HAIS les normes, je HAIS le conformisme, je HAIS l'ordre & toute cette société de merde où les esprits sont fermés & restreints sur une chose : acheter. Acheter sans cesse pour ne pas être "à la masse", acheter sans cesse pour être "dans le coup". Toujours en vouloir plus, toujours être con & penser que c'est l'environnement qui doit s'adapter aux hommes & pas l'inverse. Se dire que toute façon "on s'en tape, on la verra pas exploser cette foutue planète". Mais merde à la fin, vous êtes cons & inconsciemment fiers de l'être. Humains incapables de ressentir le moindre soupçon de compassion. Je vous HAIS. Puis pour finir, allez tous vous faire foutre tiens.
[ Music > Bérurier Noir ; Ainsi Squattent-Ils ]
J'ai comme l'impression que le monde défile sous mes pieds, mais que je ne participe pas. Je n'entre pas dans la danse pour l'unique raison que je n'ai pas encore rejoint mon cavalier. Il semblerait que les années vont se contenter de passer, sans aucun rebondissement, aucune surprise ou autre coup de théâtre. Je voudrais qu'il me surprenne. Je voudrais qu'un soir il me téléphone et me dise qu'il est devant chez moi. Que je dévale les escaliers qui me paraîtraient comprendre plus de marches que d'ordinaire. Manquer de me cogner dans la table qui est au milieu de la pièce, ouvrir la porte et entrevoir sa silhouette, devant le portail, le portable encore dans la main... Glisser sur les cailloux, avoir jusqu'à l'envie de sauter par dessus la barrière pour parvenir plus vite à ce corps. Cet être que j'attendais, enfin l'étreindre et ne jamais le lâcher. Plonger mes yeux dans l'infini des siens. Admirer à quel point ils sont encore plus magnifiques que ce qui me semblait auparavant. Oui, chaque fois, chaque jour, plus beaux.
Et quelques fois cette envie d'évacuer ce monstre qui sommeille en moi. Cette volonté de frapper, de faire du mal. De tuer. Afin de se retrouver enfin seul au monde. Plus d'obstacles. Je suis folle, mon Dieu.
Folle de Lui.






